Flûte, je suis allée me ballader sur les autres blogs, comme d’habitude je fais dans le texte à rallonge par rapport aux autres ! Personne ne va me lire ! ! ! Fast société, je reste inadaptée je pense …
Je suis furieuse après moi, je catalogue Rufus dès mon premier billet, pas terrible comme stratégie pour quelqu’un qui fustige les étiquettes. Il y a quelques mois de cela seulement, je tempêtais contre ceux qui ne pouvaient s’empêcher d’en parler : c’est si réducteur. Un peu comme ceux qui vont voir voir « Le secret de BrokeBack Mountain » ou pas en fonction de ce critère là. Alors que c’est tellement plus qu’un « film de cowboys homo ».
En même temps, Rufus lui même a toujours tenu à ne jamais se cacher de ses préférences amoureuses. Dès son premier contrat et la sortie de son album éponyme, en 1998, il en a fait la condition de sa signature. Il dit souvent qu’il a été le premier à être « ouvertement gay ». Il pense aussi que ça a pu nuire sérieusement au développement de sa carrière, ce que je me refusais à croire jusqu’à il y a peu. Très exactement, jusqu’à l’automne dernier et la « mise sur le marché » de sa sœur Martha.
Depuis, l’avalanche de critiques la concernant m’a fait prendre conscience du quasi-désert qui avait accompagné pour Rufus la sortie de son « Want Two » puis du double album « Want ». Et au fil de mes lectures, je n’ai pu m’empêcher de remarquer qu’il était sans cesse cité en référence, sans jamais faire l’objet lui-même du moindre article. Pour le moins curieux.
Bref, moi qui aurait pu soutenir mordicus que son manque de notorité en France n’était en aucun cas la conséquense de son homosexualité, je suis obligée de me poser aujourd’hui franchement la question. Notre pays si ouvert, civilisé, large d’esprit, humaniste (n’ayons pas peur des grands mots ) n’existait peut-être après tout que dans mon esprit naïf.
Passons, car je voulais aujourd’hui ouvrir enfin la page sur Rufus et sa musique. D’où la référence au « Secret de Brokeback Moutain ». Si vous achetez la B.O. (en vente sur le site de la Fnac donc), prêtez donc une oreille attentive à la plage 16 « The makers makes » ; c’est lui. Auteur, compositeur, interprète. Et sur la 5 « King of the road », vous l’entendrez en compagnie de son ami Teddy Thompson.
C’est un premier pas, et c’est l’actualité.
Bienvenue dans le monde merveilleux de Rufus Wainwright