
Miracle, un concert dans ma ville, là où d’habitude, il ne se passe jamais rien !!!! Qui plus est, je vais enfin revoir les sublimes Mansfield.tya sur scène ! Comment ça vous n’êtes pas au courant que ces filles là sont sublimes et pire encore, tout simplement qu’elles existent ! Alors allez vite voir ce qu’elles font sur http://www.myspace.com/mansfieldtya ou encore sur mansfieldtya.free.fr . Parce que ces filles là, c’est de l’or, du métal précieux, des pépites. Le truc rare sur lesquels les fous de musique rêvent tous de tomber par hasard. Par exemple lors d’un festival.
Voilà justement ce que j’écrivais il y a un peu plus d’un an de cela sur le forum de Taratata à leur sujet :
Vous est il déjà arrivé de vous retrouver dans un festival, au milieu de tas de groupes plus différents les uns que les autres, certains disposant déjà d’une infra structure de folie, d’autres visiblement ne bénéficiant pas des même moyens, sans pour autant que le talent ne se trouve là où l’argent se voit, et de tomber sous le charme, que dis-je, d’avoir le coup de foudre absolu pour justement l’un deux qui, malgré leur humilité et leur apparente faiblesse, vous submerge d’une émotion véritable ?
Julia la frêle au chant, au piano, à la guitare, Julia et sa voix d’une pureté absolue, et son amie Carla, au violon et à cet autre drôle d’instrument, cousin de l’accordéon, voilà ce qui fait Mansfield.tya
Et puis non, ce qui fait Mansfield.tya, c’est le souffle coupé face à deux inconnues que je ne m’attendais pas, qui m’ont cueillie comme ça, sans prévenir. C’est la magie de la musique qui s’impose, avec une puissance incroyable face à l’évidente fragilité pourtant de celles qui la portent. C’est l’émotion qui m’a saisi en entendant cette voix, avec tous les symptomes classiques, ceux après lesquels nous courrons tous : la poitrine qui se gonfle, la gorge qui se noue, tout ça … Je vous souhaite de savoir de quoi je parle. Vraiment : ce bonheur de la découverte, ce moment si rare …
L’album (« June ») sort aujourd’hui, je ne sais pas ce que ça peut donner, si ça peut rendre cet extraordinaire impression du live, mais je vais l’acheter, sûr à 100%. Lien pour faire comme moi, cliquez : ICI
Et les voilà à Antony !!! Miracle ! Cette fois ci je suis prête, préparée plutôt. Je me dis que ça ne va pas me faire le même effet, c’est si souvent comme ça. Erreur. Grooooooooooooosse erreur ! Et je le sais à la minute où elle entrent en scène. Incroyable, ce qu’elles dégagent est juste incroyable ! Encore plus minces que dans mon souvenir, voire carrément maigres, elles sont en pantalon et haut noir. Carla la BCBG et Julia la rebelle. Et dans la minute, on sent qu’elles ont capté l’attention de la salle, c’est si étrange, palpable.
D’autres sont comme moi, venus juste pour elles. Je crie « on est venus pour vous aussi », besoin de le dire, qu’elles le sachent. Quelqu’un d’autre « on est venus pour vous surtout ! ». Je trouve ça moche. En tout cas, elles n’en reviennent pas. Je connais toutes les chansons par coeur cette fois. Ah non, pas cette reprise de Dominique A. Qui fait leur « deuxième partie » (lol), et dont je ne sais rien. Je me dis « si c’est ça, ça doit être bien Dominique A » !
Je suis dans un état pas possible. Julia Roberts à l’opéra dans Pretty Woman, ce n’est rien à côté de moi ! Ces filles me bouleversent, leur accord est parfait, leur entité d’une puissance redoutable, les regards qu’elles échangent sont d’une violence et d’une tendresse inouie. La tension qui les habite me fout en l’air. Leurs cris qu’elles vivent entre elles loin du micro me déchirent la poitrine, me fusillent le cerveau. Leur fragilité insolente n’a d’égale que leur force. Il ne s’agit même plus de talent à ce niveau là, c’est bien au delà…

Dominique A est tellement différent ! Quand il déboule après un entracte qui me permet à peine de reprendre mes esprits, le contraste est saisissant. Planté sur ses deux jambes écartées, on dirait un taureau. Une machine chargée de la sécurité. Un marines de l’armée américaine ! Sa voix est très particulière et me semble complètement anachronique. Je regarde ma voisine et lui souffle « argh, je déteste ! ». Le temps de trois chansons.
Je ne suis visiblement pas la seule à ne pas faire la transition avec la grâce des filles de Mansfield. La salle est glaciale, se contente d’applaudir mollement assise sur ses fauteuils rouge de théatre. Il le ressent tellement qu’il provoque le public : « et bien, la communication ça n’a pas l’air d’être ça. Bon, ça se fera, on verra. Ou on ne verra pas ». Gloops. Le « ou on ne verra pas » à du mal à passer. Certains sont visiblement choqués. Le public n’est pas un public habitué aux concert, il y a beaucoup d’abonnés.
Puis cette chanson, qui évoque un bowling. Ah ! Voilà enfin qui me plait. J’ai été touchée aussi, de sa réaction. Le type fort, blessé, qui répond et se braque. Là encore je ne suis pas la seule, le public est bien plus enthousiaste, ceux qui sont venus là pour lui se manifestent plus bruyamment. N’empêche, au fur et à mesure des titres, des gens s’en vont. Plus tard, après le concert, j’entends majoritairement que le son était bien trop fort. Je n’ai même pas remarqué !
Les éclairages sont très beaux, je me familiarise avec la voix, le phrasé, l’attitude. Je suis enfin dedans. Des histoires de pluie, de baleine, des textes riches et manifestement travaillés, se marient avec une musique virile, en accord avec ses musiciens. La batterie est excellente. La guitare électrique et les cuivres ne sont pas en reste. Le clavier est plus discret.
Finalement je suis debout, je bouge ma petite tête comme j’en ai envie, au rythme fort et crescendo des morceaux. On crie (Olivierrrrrr, Dominiiiiiiiique), on siffle, on en veut encore ! Un rappel, même deux ! En apothéose.
Mais l’artiste est resté blessé. Il s’en va finalement, à près de minuit, comme après un combat. « Merci » dit-il. Puis il ajoute « M-E-R ». A chaque partie de la salle de compléter selon ce qui lui est destiné…
Je reste au bar. Pas vu Mailodie. Anaïs s’en va, il est si tard déjà ! J’ai déjà donné un album d’Anthony pour la salle, je dois rappeler le directeur dans quinze jours. Je veux en donner un autre à Dominique A. Alors j’attends. J’en profite pour discuter avec Carla et Julia qui jouent à la marchande avec leur valise de disques. Longtemps. Allez, mySpace les filles, venez-y ! Les échanges sont un peu génés. Sur la table à côté, des paquets d’affiche de l’artiste, qui’l doit venir signer. Les minutes passent, les gens s’en vont. Je vais m’asseoir un peu plus loin. Grand moment de solitude. Finalement il ne reste plus que nous, les filles, leur team et moi, qui attend toujours. Julia sort avec ses affaires, puis elle revient : « qu’est-ce que tu fais là encore ? ». Je le lui dis. « Oh merde, il va partir avec le camion, il est passé par l’autre côté, dépêche toi, tu n’as même pas trois minutes ! ». Je laisse mon sac en plan et je cours. Raté, il vient de partir. Je l’ai raté ! Julia est désolée. On discute encore. Comme elles ne sont plus le sujet de la discussion, nos mots sont très naturels cette fois. C’est marrant ce que ça fait la nuit, les anecdotes, les situations particulières.
C’est Julia qui repart avec le CD d’Anthony. Elle le donnera à Dominique A la prochaine fois, me demande de lui envoyer un mail une semaine avant, pour être sûre d’y penser.
Finalement, j’étais surtout venue pour elles. Alors c’était bien. Un peu hors du temps et des choses.
Une heure du mat. Retour à pied seule dans la nuit des rues d’Antony.
Pas si déçue que ça.
Pas blessé ? Tu rigoles ? Le « Merci M-E-R … » c’était quoi à ton avis ? Et le fait qu’il soit parti comme un voleur ?
Ah ahhhhhhhh, le beau Seb est sur http://www.le-hiboo.com , les photos pas encore publiées mais ça va venir !
J’aimeJ’aime
Aaaaaaaaah, et t’as le site du beau mec photographe lol ?!! je veux le voir lui en photo moi loool ! il m’a déconcentré pendant le concert ^^ !
J’aimeJ’aime
Ouais, très fort ce concert ! dommage que la salle n’était pas vraiment « dedans » pour Dominique A, mais mes oreilles ont été très satisfaites par la « 2ème partie », et mon coeur et tout mon « moi » très touchées par la 1ère…ces filles m’ont retourné comme une crêpe ! Mais je l’ai pas senti blessé sur la fin moi Dominique A…
J’aimeJ’aime