Muse : c’est grand Bercy ! (Blonde Power Strikes again)

Muse en concert vendredi soir ! Chouette de chouette, tous les échos des dates précédentes sont excellents, j’attends ça avec impatience. 

18h, Deedo me rejoint sur les marches à l’extérieur du POBP; nous sommes fin prêtes pour réserver les places V.I.P. en gradin pour mon homme et les copines qui doivent nous rejoindre plus tard. Nous sommes parmi les premières et à nous deux parvenons carrément à réserver huit places au plus près, entre la fosse et « vrais » V.I.P. Les textos sont balancés : « sommes porte G, rangée H, 2ème et 3ème rang en bas ».

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Pas dur de papoter pour nous afin de tuer le temps ! 20h enfin et la première partie (Razorlight) commence, tout le monde est là sauf mon cher mari. 20h10, je lui demande où il en est. Réponse : « je suis dans la fosse ». Arf ! Big mistake, « remonte, on est en haut, il faut que tu prennes les escaliers après l’entrée sur ta droite ». Lui : « laisse tomber c’est trop grand, je ne trouve pas, on se rejoint après ».

Ah ça non alors ! Pas question ! « Va à l’entrée, je viens te chercher » lui dis-je. Arrivée là-bas, personne. « Où es-tu ? ». Lui : « A l’entrée ». Hum, nous sommes tous les deux à l’entrée; mais manifestement pas à la même ! Je questionne les vigiles qui me confirment l’existence des deux entrées, et me conseillent de faire le tour par l’autre côté, de redescendre les escaliers des gradins pour accéder à la fosse et retrouver l’entrée où m’attend Pascal.

 

Je m’exécute, je descends les marches. Il fait noir comme dans un four, j’évite les gens assis sur les marches. Pour me rendre compte, arrivée en bas, que c’est comme de l’autre côté : on ne peut pas accéder à la fosse par là. Je remonte ces fichus escaliers. Je fais demi-tour encore. J’arrive en courant au bout de la galerie circulaire, impossible d’aller plus loin : barrières. Je demande de l’aide à un autre vigile et reçoit le même conseil : entrez et prenez l’autre galerie circulaire jusqu’au bout, tous les escaliers ne vont pas dans la fosse mais là-bas, oui. 

Me voilà repartie. Je prends la dernière porte, et redescends les marches. Même punition : pas d’accès possible. Je remonte ! C’est haut ! Cela doit faire un quart d’heure que je suis partie et je crise vraiment; je suis énervée, fatiguée, découragée. Mon petit mari idem. « Laisse tomber, vraiment, laisse tomber ». Je retourne devant la seule entrée à laquelle j’ai accès. Les types chargés de la sécurité me disent qu’en effet tous les accès sont probablement bloqués et que l’on ne peut pas ce soir, passer de la fosse aux gradins ou inversement.

 

Je n’en crois pas mes oreilles. Je leur explique qu’on ne connait pas Bercy, que je suis ici, que j’avais réservé une place, que mon mari est en bas, que ça devait être une bonne soirée ensemble. Il est désolé. Mais il fallait que nous arrivions en même temps. Je fonds en larmes.

Le vigile est complètement désemparé : « ça va aller madame ? Vous voulez vous asseoir ? Je peux vous donner de l’eau ? ». Il me demande à nouveau : « ça va aller ? ». Et moi, hoquetant : « Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Gestion de crise, il appelle son chef, blouson blanc. Ils parlementent. « Dites lui de ressortir, exceptionnellement on le laissera entrer de ce côté ». Sms à mon chéri. Et lui : « Arrête, tant pis je te dis, ici ils ne me laissent pas sortir de Bercy. Ou sinon c’est fichu pour moi ». Coaching en direct de mes vigiles à moi : « Dites-lui qu’il sorte quand même, dehors, il fait le tour par l’extérieur, par la gauche, il repasse devant le Novotel et il monte les marches, on l’attend dehors, dites lui qu’on vient le chercher ». Moi à travers mon rideau de larmes : « Oh merci merci !!!!

 

Finalement ils m’emmènent aussi; je sors de Bercy escortée par deux gardes du corps. « Vous avez froid ? » me demande le vigile en bleu. Tu parles que j’ai froid ! Plein hiver et je n’ai pas mon manteau forcément ! Pendant une minute je me dis que bientôt il va me proposer son blouson ! Presque, ça en devient comique ! Je suis une pauvre petit chose en pleurs, blonde, fragile et grelottante, c’est un film !!!

Pascal arrive essouflé au pied de mes anges-gardiens qui nous escortent à travers une haie de colosses comme si nous étions des super-stars, « laissez passer madame et monsieur » disent-ils d’un ton péremptoire, mouarf, c’est terrible ! J’aimerai voir ça de l’extérieur, vous savez, comme dans les films sur les NDE !!!! On ne montre même pas nos billets pour réintégrer la salle, c’est la quatrième dimension 🙂

J’embrasse mes chevaliers servants, jamais vu des vigiles aussi gentils de ma vie ! Razorlight est terminé, nous rejoignons enfin les copines qui se demandaient où nous en étions. Nous sommes « just in time » pour le début des MUSE. Le son est hyper fort, protections d’oreilles indispensables. Les aventuriers de la fosse se font écraser comme de bien entendu, tout le monde est debout, gradins compris.

Tout est prévu au millimètre près, Matthew Bellamy est impressionant, sa voix est réellement hors normes, puissante, très belle, taillée pour les grands shows, maitrisée à la perfection. Les écrans géants distribuent des images à foison, comme des visions d’espace étoilé. Devant eux, on doit se croire à bord d’un vaisseau spatial lancé à la vitesse de la lumière.

 

Les lumières des briquets et des portables, les ballons géants remplis de plumes, les dizaine de milliers de personnes qui frappent dans leurs mains en cadence, les ola, le spectacle est aussi dans le public. Les Muse portent le concert à bout de bras, et font dérouler leur dernier album ainsi que quelques titres des albums précédents. Muscle Museum, Butterflies and Hurricane, Hysteria et d’autres ravissent les fans qui connaissent tout par coeur.

 

Hysteria

Les trois personnanges principaux sont clairement identifiés : Le leader, au chant et à la guitare, le batteur, et le bassiste. Seuls ces toris là se retrouvent sur les affiches vendues au merchandising. Le trompettiste, ainsi qu’un autre quidam à la programmation et aux claviers resteront dans l’ombre et le plus strict anonymat. Curieux tout de même. Mais pas tant que ça pour un show. Show parfait, rythmé, dansant, très pro. Plus que pro. Peut-être trop pro. M’auront manqué l’émotion, l’humain et ce je ne sais quoi qui rendent un concert inoubliable …

 

Knigts of Cydonia

M’enfin pour une blonde et son mari perdu, les vigiles ont été drôlement géniaux quand même ;-)) Et CA je ne l’oublierai pas de sitôt ! Le « blonde power » existe bien : vendredi nous l’avons rencontré !

PS : toutes les photos (209 en tout !! ) sur http://s119.photobucket.com/albums/o152/isatagada/Muse%20Bercy%20151206/ servez vous !

8 réflexions sur “Muse : c’est grand Bercy ! (Blonde Power Strikes again)

  1. Merci pour ton CR !
    J’aurais tellement aimé y assister.
    Tu racontes si bien ta folle équipée dans le labyrinthe de Bercy, on s’y croirait.
    Et Merci aussi pour toutes ces photos, plus de 200…

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  2. Eh bé tu parles d’une soirée!!! Le principal c’est que tu les ai vus les Muse!!!!!!!!!!!! 😀 (T_T bouhou pourquoi???? snif…)
    En plus voilà les photos!!!! Trop belles!!!! Raaaa Matthewwwwwwwwwwww!!!! *_* (hum excuse moi.. XD) Elles ont été prises de près!!!!! O_o
    Bises, Ophee

    Ps: tu n’as pas fait une faute à knights of cydonia dans ton article?

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  3. J’avais pas suivi l’aventure dans tout Bercy, et bien … ça en fait des émotions !
    J’ai adoré ce concert personellement, même si c’est vrai qu’on pourrait presque intituler le groupe « Matthew Bellamy » plutôt que Muse ;).
    Bisous ma n’Isa.

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