BLACKPOOL : Une journée au Nouveau Casino

 

Après une semaine de stress en tout genre, voici le jour J.

Rdv rue Oberkampf, vers 15h, sauf pour Guillaume R. qui bosse et n’arrivera qu’à 16h pour une heure de balances avant … de repartir bosser ! L’autre Guillaume nous raconte sa nuit peuplée de cauchemards : il fallait monter sur scène avec des t-shirts Snoopy ! Fabrice nous a amené le clip de « 1er mai », c’est l’instant de la découverte. Le début est génial avec les bruits du pacman. Version jeu, les garçons passent du t-shirt noir au t-shirt rose tout en se battant pour progresser dans le labyrinthe. Version live, la foule se déchaine et les plans sur le groupe sont superbes. La scène de fin est pile poil comme on l’avait imaginée. Un bémol pour tout le monde, réal inclus : les images du live sont trop « propres ». Nous voilà donc repartis pour un délai supplémentaire, histoire d’aboutir à un « rendu Blackpool ».

Il est presque 16h et les Jukebox Club, très en retard, viennent à peine de s’installer pour leurs balances. Guillaume R. est de retour à ce moment là, et le groupe nous cède gentiment la place. Un régisseur qui est aussi celui du Bataclan, un ingé son pour la facade, un ingé son pour les retours, c’est le luxe ! Et quand le son sort des enceintes du Nouveau Casino, j’ai un immense sourire qui se dessine sur le visage : ENFIN ! C’est bien ce qui leur faut … Comme ça fait plaisir !!! La scène en tremble, et les verres qui y sont posés ont comme des fourmis dans les jambes !


Blackpool sound check for « Pumpkins »

On distribue des Blackpool t-shirts et des badges à tout le monde, les serveurs sont contents car dhabitude, ils sont oubliés.

Benoit, le programmateur, se retrouve à discuter musique avec Stéphane. Guillaume R. est reparti bosser pour 3 heures. Myrtille, qui représente Ray Ban, fait l’unamité auprès de tous. Alex négocie avec succès. On passe de la salle au café Charbon et du café Charbon à la salle, d’où l’on regarde les balances des autres groupes. Les kids Bombardos ont une journée chargée, et repartiront directement après leur presta pour le Point Ephémère.

Je me demande qui est celui qui les regarde au milieu de la salle, avec son grand fils; si c’est leur manager. Je m’approche pour dire bonjour et demander : « c’est vous qui vous occupez du groupe ? ». Tu parles Charles ! Monsieur Beauvallet se présente. Je suis une vraie nouille !!!

Un peu plus tard, Marc, de Posterscope, me reparle de la petite phrase de présentation concoctée par Alex. « Marrant » qu’il y parle de « fémur brisé » alors que le big chef Fred s’est justement bousillé la jambe il y a peu. Le Fred en question arrive, en effet, avec des béquilles. Blackpool ou le championnat mondial de gaffes :-)) C’est ce que j’aime aussi je crois !

Tout le monde part dîner juste à côté, et nous sommes gâtés : Buffet d’entrées, côte de boeuf ou dos de cabillaud, miam. Pas le temps de rester jusqu’au dessert car le 1er groupe entre en scène.

Les kids Bombardos, 3 frères et un copain, ont de 15 à 21 ans. On les voit comme les successeurs des Strokes version Bordelaise, et en attendant ils jouent avec la vague des jeunes groupes qui fait tant parler d’elle : les Naast, les Plasticines, et autres. Trois titres bien envoyés, et c’est le départ pour leur autre concert.

Les Blackpool entrent en scène, et entament leur set éclair avec Holes. Mais les kids ont cassé la pédale de la grosse caisse, et le titre en est méchamment dénaturé. Alex fait diversion pendant que Stéphane répare la bêbête, et c’est reparti. Pendant ce temps là notre ami Ben m’a rejoint tout devant : yeahhhhhhhhhhhhh, je lui sauterai bien dans les bras car l’aventure de la batterie m’a un peu assomée et j’avais bien besoin de soutien psychlogique ! Le best animateur of the world chausse ses lunettes noires et nous improvisons une petite chorégraphie sur 1er mai. 
Blackpool termine avec la version live de Pumpkins qui embarque tout le monde, et les garçons s’en vont les uns après les autres avant de revenir saluer.

Je fais des tours dans la salle, vraiment heureuse de voir tous ceux qui sont là. Marie et Jean-Louis, avec Lucas qui avait été refoulé à l’entrée de la Flèche d’Or la dernière fois (et qui était sur la liste du coup ! Nan mais !), Cactus Nathalie et Pani, qui les voient pour la première fois. Et aussi génial Jessie qui est venu comme il l’avait promis, et Nicolas (même s’il est arrivé en retard, la progression est notable !). Franck, le super réalisateur du clip, et son frangin. Judith et ses copines. Celles de Guillaume. Mathieu pour XIII bis. David de la fête de la musique, grâce à qui nous jouons au BarOurcq. Hélène et Pascal d’Atmosphériques. Nicolas le photographe. Benoit de Longueur d’Ondes. Tout ça fait plaisir, vraiment.

C’est au tour des jeunes Jukebox Club qui ont droit également à de mega problèmes techniques et une grosse interruption. Dur. Du coup ils font cinq titres au lieu de Trois. Ce qui sera diversement apprécié.

En attendant Metronomy, traitement VIP pour les artistes avec les membres du jury et de l’organisation. Fauchon au 1er étage s’il vous plait, et l’occasion surtout de discuter avec des gens bien différents de l’image qu’on en a. JD Beauvallet, mon critique musical culte, est aussi quelqu’un de très naturel (je pourrais dire « normal », mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ?), abordable, qui parle des groupes qu’il défend avec une sorte de tendresse excessivement touchante. La passion brille dans les yeux du journaliste, mais c’est une passion toute paternelle. C’est joli à observer, et complètement nouveau pour moi. L’homme est bien plus réservé que ce à quoi je m’attendais. J’aime beaucoup. Et j’aurais aimé parler plus avec lui, mais c’est difficile aussi, ce genre de circonstances. J’espère le croiser à nouveau quand il ne fera plus partie d’un jury dont je suis dépendante, je me sentirai alors plus libre de l’accaparer 😉

Outre lui et Myrtille, Cali est le troisième membre du jury présent ce soir. On ne l’a pas laissé entrer en bas, sous prétexte qu’il « n’était pas sur la liste ». Alors il a payé sa place. Et il raconte ça avec un calme désarmant, sans en faire une histoire et encore moins de scandale. Monsieur champion du blog est d’un seul bloc. Il n’a pas une image publique et une autre, loin des projecteurs. Je me dis que décidément, tous ces gens là me plaisent beaucoup. Il n’a pu écouter que le titre référent de Blackpool sur le CQFD, « Ann ». Il me laisse son adresse pour que je lui envoie l’album.

Pendant ce temps là, Jessie (de Fancy) et Nicolas (Ullmann) nous ont rejoint et nous partons sur une discussion passionnée sur les mérites comparés de la vie en couple et de la liberté. Ces deux là gagnent haut la main la palme de la gentillesse et sont loins, très loins d’une image surfaite de star de la nuit (ce qui ne les empêche pas d’être exactement ça : des stars). Pas fini de refaire le monde, il faudra reprendre notre conversation là où elle s’est arrêtée.

Franck nous entraine chez une de ses amies qui fête son anniversaire. On trinque, on danse, on discute encore pas mal.  Alex fait le DJ et même notre imperturbable Guillaume R. se lâche. C’est chouette d’être tous ensemble. De prolonger encore un peu. Ben et Marie sont partis avant nous, cette fois 😉 Et Fabrice et Stéphane me tiendront compagnie jusqu’à l’arrivée du taxi (merci merci).

Fin des réjouissances, je m’enfonce sous ma couette. Il est plus de cinq heures du matin. Et franchement je suis de plus en plus heureuse que ces cinq là m’aient trouvée …

 

4 réflexions sur “BLACKPOOL : Une journée au Nouveau Casino

  1. hello
    c faustine de jukebox!
    juste pr préciser: nous n’avons pas fait 5 titres au lieu de trois.
    nos 5 titres rentraient en 15min, mais avec le problème technique on a perdu 5 min donc en effet le set en a fait 20.
    apprécié ou pas, c’est la réalité, je pense que les titres de Blackpool ne durent pas 2 min à peine comme certain des notres, et la règle était claire: 3 titres ou 15 min de set si chansons plus courtes.
    c’était sympa quand même comme soirée!
    tchao & a bientôt peut-être.

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