
Vive les Wet Leg, qui font souffler un vent de fraîcheur sur la scène britannique, d’ordinaire largement dominée par la gente masculine.
Après un 1er album qui leur a valu moultes récompenses et leur a ouvert la porte des stades (avec Harry Styles), les 2 co-fondatrices Rhian Teasdale et Hester Chambers ont intégré leurs trois musiciens au groupe pour leur dernier disque, Moisturizer.
C’était peu probable, et pourtant le disque est tout aussi excellent que son prédécesseur.
Morceaux bruts, décomplexés, incisifs, l’apparente facilité à faire des tubes se retrouve sur scène.
Pourtant coincés derrière les personnes les plus grandes et les plus relou de la salle, la scène masquée par les effets de fumée, rien n’aura pu entamer notre bonne humeur sur la (courte) durée du concert.
Une heure dix seulement, peut-être. Et sans rappel. Mais quand le groupe commence sur les chapeaux de roue avec Catch these fists et enchaîne les morceaux plus énergiques les uns que les autres jusqu’à CPR en final parfait, on aurait mauvaise grâce à se plaindre.
Après Chaise Longue, Wet Leg s’est offert un autre titre « avec du français dedans » : Mangetout, tout aussi percutant, aux paroles reprises en chœur avec une bonne humeur évidente.
You think I’m pretty, you think I’m pretty cool
You wanna fuck me, I know most people do
Dans la salle, le public montre un plaisir à la hauteur de la prestation, légère, dynamique, espiègle, complète, en fait.
Car le spectre offert est large : grâce et sex-appeal, indubitablement, mais aussi, force et leadership… et aussi fragilité et humilité. Tandis qu’on ne s’étonne plus de voir Hester Chambers se protéger en fond de scène, Rhian Teasdale, qui assume le show, est très au delà du charisme : en maîtresse de cérémonie au pouvoir absolu, virevoltant les cheveux au vent, c’est elle qui mène l’Olympia à la baguette. La voix (qui rappelle parfois celle d’Aimee Mann), l’attitude et le corps sont parfaits. Fascinant.

Magnifique, hyper cute, séductrice irrésistible, elle est aussi conquérante, et hypnotise à la fois les hommes et les femmes qui la dévorent des yeux. L’incarnation rêvée de l’amazone.
Le genre de concert dont on ne peut que ressortir avec un immense sourire aux lèvres.

Mention spéciale aux zinzins de l’espace, le groupe de frangins Faux Real qui a réussi à mettre l’ambiance avec leurs chorés acrobatiques en première partie, avec un super dernier titre (Kindred Spirit) chanté au milieu du public.
Photos et vidéos © Isatagada sauf Faux Real, © Deedo (allez voir son Insta : @deedo_75)