
« On est d’accord qu’il se passe quelque chose ?! » me dit Christophe Crénel, rencontré au Resto bar Brûlant où nous mangeons un morceau juste avant le 1er concert parisien en tête d’affiche de Max Baby. Je ne vais pas le contredire, impatiente que je suis de revoir mon coup de cœur absolu de Rock en Seine cet été.
Des mois que j’attends de retrouver les chansons et l’énergie de ce trentenaire parisien dont le nom de scène n’est pas un pseudo (Baby est son vrai nom de famille, Max est le diminutif de son prénom, Maxime), qui s’est d’abord fait connaître en travaillant pour d’autres et notamment, Clara Luciani.
Après avoir écouté les titres de son 1er EP à les user, j’avais élu mon top 3, parfaitement répartis sur la set list ce soir. Trois titres qui ne sont rien de moins que trois tubes, excusez du peu, alors que certains rêveraient de ce genre de palmarès sur l’ensemble d’une carrière.
Une fois n’est pas coutume, je vais plutôt partager leur version studio histoire de mieux vous convaincre, puisqu’il me semble impossible de ne pas me transformer en missionnaire quand un artiste m’enthousiasme à ce point.
Je vous présente donc All Over avec sa ligne de basse addictive et Another Idea of Fun au génial refrain (à vous faire tourner sur vous-même les bras grands ouverts).
Le 3ème tube est Nothing ever changes, désormais légendaire titre de fin de concert, celui que tout le monde attend pour sauter en cadence avec Max, lequel ne manque jamais de descendre dans la fosse.
Forcément, pour celle-ci, ce sera la vidéo du live :
Malgré tous mes efforts (je suis partie à l’autre bout de la salle pour trouver un perchoir depuis lequel voir un peu quelque chose), cela ne rend pas suffisamment justice à ce dernier et jouissif morceau. Je double donc avec la version Rock en Seine :
Pour être tout à fait sincère, j’ai détesté les conditions de ce concert. Le personnel de Main Room a beau être exceptionnel (oui, même et surtout la sécurité), les énormes poteaux et la scène trop basse empêchent une bonne partie de la salle de voir quoi que ce soit. Ajoutez à cela l’horripilante omniprésence des fumées et strombos sur toute la durée du set, ainsi que mon mètre soixante, et vous avez une idée de ma soirée, sauvée par le canapé que j’ai pu escalader pour me grandir (beaucoup).
Postée au 1er rang devant la batterie, je n’avais pas tenu plus de quelques secondes, la voix étant parfaitement inaudible. Il faut dire que les enceintes sont placées derrière les premiers rangs, ce qui n’arrange pas les choses. Ma fuite en arrière n’aura pas tout réglé, le volume sonore m’empêchant de profiter réellement…
Heureusement, mon appareil photo filtre mieux le son que mes oreilles, ce qui permet de profiter de Playground, l’un des morceaux du 2ème EP, qui me plaît davantage à chaque écoute :
Malgré une certaine déception, il se trouve que ceux que j’ai traîné avec moi ce soir là (nous étions 6, quand même 😎) ont tous adoré, preuve que le potentiel de l’artiste est énorme.
Mais il faut dire que sur scène ça joue très bien, et qu’avec ses titres plus percutants les uns que les autres, son énergie et sa voix sans défaut (même lorsqu’il saute !), Max Baby fait l’unanimité.
Et comme je suis absolument sûre que ce garçon va exploser (je lance les paris !) et que j’ai plus envie que jamais de le soutenir, je suis repartie avec ses 2 vinyles 45T signés et numéroté, ainsi qu’un t-shirt.

Tout ce qu’on lui souhaite, c’est de jouer bientôt dans de vraies salles, à sa mesure. Histoire aussi de pouvoir y retourner rapidement !
Setlist : Intro, Dogma, Another Idea of Fun, Talk, New Material, Hardcore, Mirror, Trouble, All over, Playground, Always, Fakdap, I Can Do Anything, Feet, Nothing Ever Changes

Playlist vidéo du concert :
Mention spéciale pour la première partie, la chouette Chiara Savatas, de Montréal, en qui on a trouvé tantôt un peu de Wet Leg, tantôt un peu de Billie Eilish.
A lire également sur le blog : Max Baby à Rock en Seine 2025 https://isatagada.fr/2025/08/23/rock-en-seine-2025-vendredi-max-baby-empire-of-the-sun-whomadewho/