Ma rencontre avec Guilhem Valayé date d’il y a un peu plus de onze ans, avant The Voice, avant la fin de son groupe que j’aimais tant, 3 minutes sur mer.
Je ne le savais pas, mais c’était à la fois la fin du début et le début de la fin.

Guilhem Valayé plaisante justement sur ce thème du temps qui passe, dit qu’il a passé un point de non retour, une sorte de date de péremption. Lui qui est né en 1979 sent qu’il « commence à avoir ce virus du « c’était mieux avant ».
Il continue : « Par exemple, ce qui commence à me manquer, ce sont les billets de train papier ».
Marque-Page, peut-être ma chanson préférée. Tout était prévu pour nous y conduire, mais aussi pour la fixer durablement. Jusqu’à l’impression d’un vrai-faux billet de train que l’on pourra conserver histoire de « marquer » cette soirée de sortie d’album du 23 janvier 2026.

Dans ce bar en bas de chez lui, pourtant plein, on ne peut s’empêcher de penser qu’un tel artiste aurait mérité une toute autre exposition. On voudrait que l’écrin, bien que parfaitement adapté aux intimes et aux fidèles, rende davantage justice au talent de ce chansonnier comme on n’en fait plus, jongleur de mots, poète chanteur et comédien au charisme évident, formidable conteur.
En témoigne cette irrésistible introduction pour son titre Rieupeyroux, qui revient aux racines, à la terre, et aux pierres. Elle est plus longue que la chanson elle-même, et vaut le détour.
Loin des « tableurs qui excellent », cette chanson-là m’avait touché dès la première écoute, dans un autre bar et qui sait, elle pourrait bien vous donner envie d’aller vous réparer, vous aussi.
Je pourrais vous parler des heures de chacune de ses chansons tant il y aurait à dire sur Guilhem Valayé. Mais j’ai peur de vous perdre en faisant trop long.
Aussi je vous laisse vous plonger dans ma playlist vidéo de la soirée, avec les très belles participations de Fred Métayer et de Mathild (sans e – j’ai vérifié car elle le vaut bien) Empereur.
Et d’ici à la prochaine date, faites-moi plaisir : adoptez donc ce nouvel album.
Salut Guilhem, à bientôt !
