
Eiffel se bat depuis des années pour exister, malgré l’indifférence des médias français.
Eiffel n’est pas diffusé en radio et sauf exception personne n’en parle, ni les télés, ni les radios, ni même les magazines rocks. Heureusement, quelques blogs et webzines (coucou Froggydelight <3) savent. Et au moment du rappel, on croisera Christophe Crénel, en homme de goût, qui vante la pêche et la voix de Romain Humeau.
Pourtant Eiffel, mené par un front man devant lequel est impossible de rester indifférent, poursuit sa route, crée sans relâche, part en tournée, et remplit l’Olympia.
On ne peut qu’admirer la combativité, la force de vie, la flamme créative qui anime la formation bordelaise, dont le 7ème disque (le 14ème, en réalité), La Peur et le Vent, est sorti en octobre dernier. Le chouette public des ahuris (du 1er album du groupe « Le Quart d’Heure des ahuris »), est venu voir les nouveaux morceaux en live, tout en espérant des titres plus anciens. Running gag (mais pas que), Counot réclame chaque fois « Et Si Demain ! ». Peut-être qu’un jour…
Parmi les meilleures chansons du nouvel album, Interstellar, jouée dès l’ouverture, fait figure d’épopée romantique.
Mais Save Me, qui pimente le français d’un soupçon d’anglais et penche vers la soul, la pop, tout en restant rock (c’est du Romain Humeau !) est peut-être ma préférée :
Romain Humeau est en grande forme, théâtral, déterminé. A la fois poète, rockeur et danseur, meneur de foule, jongleur avec les mots, la musique, les émotions, la voix. Que de talents chez celui qui a grandi chez des parents luthiers et qui, avec sa femme Estelle, a transmis cet amour de l’art, du rythme et de l’excellence à leur fille Salomé Humeau, danseuse flamenco qui se produira entre deux chansons.

Frustrée en fond de salle, je me suis rapprochée pour profiter pleinement du concert et de certains titres plus anciens. Paradoxalement, j’ai vu de plus près Tu vois Loin (Le Quart d’heure des ahuris, 2002), incontournable.
Les lumières, franchement très réussies, virent au rouge pour l’emblématique A Tout Moment, introduite par un long solo de guitare de Nicolas Bonnière, toujours assez fantastique sans jamais pourtant la ramener. C’est qu’ils sont comme ça, chez Eiffel, des humains comme on en fait plus. A l’heure de l’IA, on profite. Tant qu’on le peut encore.
La surprise du jour, c’est l’annonce d’un Cirque d’Hiver le 4 décembre prochain. Éventuellement un deuxième. Ça dépendra de nous. Ça dépendra de vous.
L’avenir, c’est ce qu’on en fait.
***
Photos & Vidéos (c) Isatagada
Playlist (5 vidéos) sur ma chaîne YouTube :
Photos sur mon Flick’r
