
Mot de l’éditeur :
» Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour quelques moments passent sans qu’elle pense à lui. Alors, pour empêcher l’oubli, ou pour l’accomplir, aussi bien, elle essaie d’écrire l’histoire de Tom, l’histoire de la mort de Tom, elle essaie de s’y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu’en sachant qu’il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d’avant pareillement, comme s’il fallait tout se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s’en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c’est sûr, la vérité gît dans les détails. C’est la raison pour laquelle ce texte qui devrait être insoutenable et qui va si loin dans l’interrogation de la douleur est si convaincant, si proche. »
Ben non.
Les premières pages sont presque insoutenables en effet. On s’identifie. Je l’avoue, j’ai pleuré.
Très rapidement, on se rend compte que c’est » l’idée » qui est bouleversante, pas tellement le livre. On le lit quand même. A cause ou en dépit de cet espèce de suspens malsain : comment Tom est-il donc mort ? De page en page le malaise devient plus fort. Les feuilles, les phrases, les mots sont vides : le livre ne tient que pour cette seule cette attente sordide de la réponse. Délivrée au tout dernier instant. Et qui n’apporte rien non plus.
Apprendre qu’il ne s’agissait que d’une fiction n’est qu’une simple confirmation. On n’imagine personne avec cette histoire là instrumentaliser la mort d’un enfant et utiliser ce genre de technique finale pour tenir le client en haleine.
Ecrire c’est autre chose que cela.
Bien des semaines après avoir refermé ce torchon, la sensation de nausée demeure
C’est pas thom mais je n’aime pas le titre quand-même.
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Ouf c’est Tom pas Thom….
Tu ne me le prêteras pas ! Merci.
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