Rufus revival

« i know i’m gorgeous, but no more pictures »  – Photo Idit
(Il a l’air fatigué ce garçon …)

Rufus est toujours aussi loin de la France. En Israël précisément. Et là j’en ai ma claque. Surtout cette semaine où Leonard Cohen et Ben Folds se sont produits à Paris. Il me manque.
Alors je me refais sa musique dans mon lecteur mp3 (non, pas mon « i-pod », j’ai horreur des bidules  »propriétaires », même les plus beaux du monde) depuis hier. Et comme ça faisait un bail, je n’ai pas échappé au choc cuturel; je veux dire : au choc « rufusien ». Déroutant de replonger dans cette atmosphère franchement unique et …cette voix. Se reprendre, sur certaines chansons, l’insupportable vibrato dans les oreilles ! 
Là je vous imagine derrière votre écran, avec vos yeux ronds et pour les fans, votre indignation quasi stupéfaite.  
Pas d’inquiétude, je suis toujours raide dingue de Monsieur Wainwright. Il ne fait toutefois pas de mal de se replonger dans la peau du béotien qui découvrirait l’Idole pour la première fois, tant il faut, pour être en mesure de présenter les bons arguments de vente, savoir se mettre à la place du client.
Pour lui, adepte de la fast-conso, la barque est un peu chargée, admettez le. Rufus prend un peu plus de temps à apprécier que le commun des artistes – c’est aussi pour cela qu’on l’aime tant – et il faut toute l’étendue d’une sorte de traversée du désert (j’avoue ne pas l’avoir beaucoup écouté ces derniers mois) pour s’en rendre compte, alors qu’on se remet en selle. Je triche, bien sûr : le chemin je l’ai déjà parcouru; aussi je sais que j’irai plus vite. Tout de même. Ce vibrato. Sacré obstacle, qu’il a posé là en travers de la route !
Et puis on se souvient : que Rufus le met en scène quand ça lui chante, comme si justement, il fallait être capable de dépasser ce genre de choses (quel cabochard) pour le mériter; que sa musique, personne n’en compose d’aussi brillante, du drôlatique Old Hore’s Diet (Want Two) au symphonique Memphis Skyline (Want Two également), en passant par la poignante  »Poses » (Poses) ou la dépouillée et géniale « The Art Teacher » (Want Two, toujours) … et bientôt un opéra; que sa voix est fantastique, avec des graves impressionnants; qu’enfin, sur scène il est l’un des tout meilleur « performeur » au monde, qu’il parcourt sans relâche depuis qu’il est enfant.

Allez, ça faisait longtemps mais … vous reprendrez bien un peu de Rufus ?

Agnus Dei tiens, qui m’avait clouée au sol à l’Olympia il y a près de quatre ans déjà ….
Enjoy

3 réflexions sur “Rufus revival

  1. C’est pareil chez moi ! ça doit être la Lune ou la magnifique présence de Leonard Cohen à Paris cette semaine. J’ai tout réécouté avant hier, sans selection, j’ai juste cherché le fichier Rufus et fait play all ……………. et j’avais oublié, j’ai redécouvert des chansons,j’ai ré-aimé tout ou presque (un petit zap vite fait de Beautiful Child), et je suis re-convaincue : il est exceptionnel. Et j’ ai fini par le meilleur moyen de se mettre de BONNE HUMEUR : Get Happy, ça me file une pêche ……. Ben dis donc on se sent mieux comme ça !

    A ce soir !

    bbmm

    J’aime

Répondre à Anonyme Annuler la réponse.