The Twilight Sad @ Petit Bain | 24.10.2019

Si vous aimez The Cure, vous avez déjà probablement croisé The Twilight Sad quelque part. Le groupe écossais est en effet l’un des favoris de Robert Smith et sa bande, avec qui ils ont beaucoup tourné. En France, ils ont notamment fait leur première partie à Bercy en novembre 2016. Pas rien.

Si la carte de visite est belle et les a aidés à se faire un nom dans de nombreux pays, en France, la mayonnaise a du mal à prendre et la jauge du Petit Bain (bien rempli ce soir) n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Le public présent, cependant, est connaisseur. Et parmi eux, on retrouve nos normands avec qui on avait partagé leur Point Éphémère l’an passé, et bien sûr, mes photographes de concert préférés William Soragna et Mauro Mélis.

Malheureusement, alors que j’avais été complètement bluffée par ma première rencontre avec eux, sur ce deuxième concert, l’impression est plus mitigée.

Le côté Ian Curtis de James Graham est toujours aussi fascinant. L’homme habite réellement ses chansons et plus encore, la musique, qu’il souligne avec des mouvements brusques du corps, comme s’il était possédé. On aimerait néanmoins qu’il utilise avec davantage de parcimonie la gestuelle chamanique, les soubresauts compulsifs et les yeux blancs, mais il faut dire que ses musiciens ne prennent guère le relais niveau jeu de scène.

On se doute en le voyant que le cofondateur du groupe, le guitariste Andy MacFarlane, a été plus qu’influencé par Mogwaï. La guitare est noisy, furieuse à souhait, mais nous ennuie ce soir. En outre, les zikos ne sont pas en phase et se loupent les uns les autres plus souvent qu’à leur tour.

Finalement, on est déçus pour ceux qui les viennent les voir pour la première fois et dont aurait adoré qu’ils soient aussi enthousiastes qu’on l’avait été.

Car on continue à penser que James Graham a vraiment vraiment beaucoup de talent.

 

2 réflexions sur “The Twilight Sad @ Petit Bain | 24.10.2019

  1. Parole de normand 🙂
    Arrivé vers 17h sur les lieux. On prend le temps de prendre nos marques, se prendre une bière, discuter avec quelques fans déjà présent aussi. Et surprise, le groupe dîne à côté de notre table; mais vite déçu car on comprend par leur comportement (surtout celui de James) qu’ils n’ont pas envie d’être ennuyer.
    La salle est géniale, si on peut apeller cela une salle car il s’agit en fait d’une péniche. On se dit que l’endroit est idéal pour revoir ce groupe.
    L’entrée en matière avait été excellente avec la partie partie: Man of moon.
    Puis The Twilight Sad…. Pour ma part, je commence à sincèrement saturer de mimiques de James, qui fait tjrs les mêmes au mêmes moments, aux mêmes chansons (vu 4 mois avant à Werchter).Et la même le lendemain à Anvers au TRIX. Les normandes sont fans inconditionnelles donc inoptisées par son jeu, encore une fois pour ma part, je serai présent au prochain live, mais pour les accompagner; et pourtant il faut bien avouer, MAro l’a dit aussi, que JAmes s’est calmé car il en faisait trop.
    En tout cas, hâte de te revoir :-).

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    • Heyyyyy, merci d’être passé et de ce long commentaire !
      James a posté sur Twitter peu après le concert que les lives lui avaient vraiment fait du bien car la période était particulièrement difficile pour lui. Du coup ceci explique sans doute cela.
      J’espère aussi à bientôt ! Editors à Playel maybe ? Eiffel en mars sûrement !
      Des bises de bonne année pour toi et la Normandie !

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