
Malgré à quel point la sublime Muriel avait pu me donner envie de les découvrir (époque Fnac Indétendances, 2008), c’était la première fois que je voyais La Maison Tellier en concert.
Près de vingt ans plus tard, c’est Oui FM, en diffusant leur Timidité des arbres accrocheur dès les premières notes de guitare, qui a su me convaincre d’aller les voir à Paul B, la géniale salle des Primeurs de Massy.
Et là, j’ai tout aimé de cette soirée.

A commencer par la première partie, Goodbye Karelle, venue de Montréal, avec sa voix grave et rauque, puissante, maîtrisée, singulière. J’ai adoré.

Que dire de la Maison Tellier sinon qu’ils sont parfaits ?
La classe des cuivres, la classe des textes, la classe des musiciens, la voix, les sourires, l’humanité, jusqu’au chant des oiseaux, tout y est.
La version live de La timidité des arbres était à l’avenant.
Mais de ce dernier album, sur scène, c’est le somptueux Là où je vis qui m’a prise aux tripes et clouée sur place, tout en références et en crescendo, hypnotique, poignant.
(Forcément, je n’ai pas filmé)
Pendant le set, j’ai pensé à tous nos français magnifiques. Murat bien sûr, à qui La Chanson de Jean-Louis rend un vibrant hommage (et ces oiseaux, vraiment !), mais aussi Manset, Marchet, Belin, et même Bashung. Et aussi, Jack The Ripper / The Fitzcarraldo Sessions !
On ne s’extasie pas assez sur nos français.
Pourtant. Il y a de quoi être fier 🙂
« A quoi sert notre venue ? Dansez, tout est perdu »

La Maison Tellier est en tournée dans toute la France et le 24 septembre 2026 à Paris à l’Elysée Montmartre.