
La pluie a fait chuter un peu les températures en début de journée. Au moins cette édition ne sera pas sous le patronage de la canicule et c’est une chance.
On commence avec les Irlandais de Kingfishr sur la grande scène. Ils remplacent au pied levé CMAT qui a dû annuler sa venue. Ça tombe bien pour eux qui annoncent qu’ils viennent tout juste de quitter leurs jobs pour enfin se consacrer à la musique.

Décidément on ne peut qu’adorer ces Irlandais qui ajoutent banjo et harmonica à leurs guitares et viennent chanter sur la barrière pour mieux emporter le public. Le capital sympathie est immense.
La générosité est évidente et la très belle voix du leader (timbre, chaleur) nous donne envie de chanter avec eux à tue-tête. En plus du reste, Eddie Keogh parle beaucoup entre les chansons et nous explique que l’un des membres (Fitz, le guitariste), ne joue pas avec eux ce soir parce qu’il a besoin de temps pour sa santé mentale et qu’ils sont heureux de pouvoir lui offrir ce temps.
Ils reviennent le 27 novembre à Paris. On ira forcément les revoir avec l’amie Sand, qui se réserve pour la journée du dimanche avec ses chers The Cure. Rendez-vous au Trabendo 🙂

Biffy Clyro nous appelle sur Boursobank (l’ancienne Cascade, vous suivez ?).
Ils nous livrent une belle démonstration de rock et de son hyper maîtrisé, la voix du leader est sûre et claire, les morceaux sont variés et convoquent les violons entre les guitares.
Tout serait parfait si ma voisine de barrière ne s’évertuait pas à vouloir m’écraser les pieds à force de danser en sautant avec ses santiags.
C’est le genre de groupe qu’on ne connaît pas vraiment tout en ayant forcément entendu certains morceaux. Le groupe joue depuis trente ans et est l’auteur de A Little Love (ci-dessus) Mais aussi du plus récent Goodbye dont la mélodie reste entêtante.

Retour sur la grande scène pour voir les Wet Leg qu’on aime d’amour et dont on adore les albums.
Le cousin Marco nous y rejoint avant le concert et nous raconte ses (més)aventures de début d’année. Il doit filer assez vite : il est quand même là pour bosser, et vous lui devez un peu des belles lights de RES, sachez-le ❤
De Catch these fists à Chaise Longue en passant par CPR ou Mangetout, on est fan des chansons de Rhian Teasdale et Hester Chambers. Mais à Rock en Seine, la mayonnaise ne prend pas si bien que ça, en tout cas pas au niveau de notre arbre. Il faut dire que si Rhian est toujours aussi cute et sexy (photos à venir dans les prochains jours), l’enchaînement entre les titres est catastrophique. Les blancs entre les morceaux paraissent interminables et cassent le rythme du concert malgré le punch de la musique.
On se dit que ça aidera à les garder dans des salles à taille humaine un peu plus longtemps. Ce qui convient peut-être mieux à Hester et son anxiété sociale, after all.
Mention spéciale pour l’idée de signer toutes les chansons, c’était très très cool ! Et ce soleil, mais ce soleil !!!

En préparant le festival, on avait déjà décidé d’aller voir les SPARKS en écoutant quelques titres, sans savoir vraiment qui ils étaient. Jusqu’à ce que l’on tombe sur LE TUBE ABSOLU This Town Ain’t Big Enough for Both of Us et que l’on prenne enfin la mesure des légendes qu’ils étaient.
Les frères Russel et Ron Mael ont respectivement 77 et 81 ans et sont toujours les stars du glam rock qu’ils étaient il y a 50 ans. Ils se donnent sans compter, tant qu’on se surprend à souhaiter que Russel se ménage un peu plus. « Je suis HS » dit-il dans un français qu’il aura à cœur de pratiquer en s’adressant au public. Plus tôt dans le set, il annonçait fièrement : « Il y a une phrase que j’avais toujours eu envie de dire en français : je suis grand-oncle ! ». Voilà qui est fait.
Le duo joue sur les contrastes entre l’exubérance du jeune frère, le chanteur, hyper souriant, tout de rose vêtu, et la rigidité du grand frère, droit comme un i derrière son clavier, visage fermé (qui n’a pas l’image de cet homme en tête ?). On dirait que les Wet Leg n’ont rien inventé !
Mention spéciale pour l’ado qui avait accompagné ses parents et s’est laissé emporter par l’énergie et la musique du groupe en accédant à la barrière (laisser les jeunes accéder aux barrières, c’est important).
Pause dîner pendant les Black Keys qui ne nous ont jamais passionné. Les goûts et les couleurs. On a perdu Marie (allez lire son blog !), jamais vu Emma ni croisé Sébastien ; c’est vraiment compliqué parfois en festival…
On retrouve notre côté droit de la scène Boursobank pour Franz Ferdinand que j’avais très envie de voir malgré la tentation Wilco sur la scène à l’entrée (rebaptisée AXS, on s’y perd…).

J’étais persuadée ne jamais avoir vu les Écossais en concert, alors que je les ai copieusement massacrés dans mon live report de Rock en Seine 2017. C’est assez drôle en fait. En moins de dix ans, Alex Kapranos s’est dégarni et je suis passée de la critique pure à l’émotion de la bande son d’une époque, remplie de souvenirs plus qu’heureux. Pensée pour mes sardines chéries qui me manquent beaucoup cette année.

Il y a une foule monstre. On trouve à peine de la place près du stand de la consigne, au pied d’un arbre dont la petite butte m’offrira une hauteur salutaire au vu du géant qui décide de s’installer juste devant moi. Je sais que je ne suis pas là seule à aimanter systématiquement ces gens qui font deux mètres de haut. Force à vous les copines (et un copain dont je prénom commence par un F et qui se reconnaîtra ^^), on est ensemble. (Les grands, je ne vous déteste pas).
Alex a quand même réussi à faire s’asseoir tout le monde, reposant notre horizon quelques instants…

Ce concert est un concert doudou, celui dont on connaît toutes les chansons quand on n’a plus vraiment dix-huit ans. Pourtant le temps où les FF était un challenger parmi les groupes indé ne semble pas si lointain. Ne faisant qu’un avec le groupe, le public chante, danse, frappe dans ses mains et saute en cadence. C’est à la fois joyeux et très (très) émouvant. D’ailleurs en écrivant ces lignes, me voici avec la larme à l’oeil. Le temps passe plus vite qu’on ne croit. Carpe Diem, les amis.
Allez Alex, « Take Me Out » ! Quand on est comblé, on a envie de garder l’instant avec soi.
Pas de Nick Cave, donc. On n’y arrive pas de toute façon, et puis on préfère se ménager pour la suite du festival.
Si vous avez envie de voir ce que ça a donné, je vous propose de faire un tour sur la chaîne de likecockatoo qui était aux premières loges pour le filmer en train de chanter Tupelo SUR le public.
Pas de Peaches non plus, trop tard pour nous, avec regrets, cette fois.
Il a fait beau toute la journée finalement, et on n’a vu que des supers concerts. Quelle chance, on est heureux comme tout. Merci Rock en Seine !
Ma playlist du vendredi : https://youtube.com/playlist?list=PLWYMQqmaXK8U&si=qocI-VrvMtBt7Kso
Pardonnez mes mauvaises photos de téléphone portable, je vous en partagerai de bien plus belles dans quelques jours, c’est promis.
A demain 🙂
Un peu perdue mais j’ai bien profité également 😉
Pour une fois on a vu les mêmes concerts !
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