
Difficile de ne pas se remémorer cette année que notre première participation date d’il y a tout juste 20 ans.
L’édition 2006 ne durait alors que deux jours, et restera à jamais marquée par notre tout premier concert de Radiohead, sans doute le meilleur concert de ma vie. Aujourd’hui le festival commence le mercredi mais c’est trop pour nous. Il faut cependant que j’arrête d’intituler mes billets jour 1, jour 2, etc car ça n’est plus exactement ça 😄
Pour fêter cet anniversaire, j’ai ressorti le k-way Radiohead acheté sur place il y a vingt ans : un investissement, au regard des prévisions météorologiques pour ces quatre jours (orages, pluie, pluie et pluie, tous les après-midis et tous les soirs).

En préparant la journée du jeudi je n’ai pas vraiment envie de voir qui que ce soit à part Kompromat. Je suis fidèle à Julia (aka Rebecca Warrior) depuis plus de deux décennies et même si j’aime davantage Mansfield.TYA que Sexy Sushi, l’électronique de Kompromat me séduit aussi.

On commence par retrouver les copains au 3ème arbre. Enfin peut-être n’est-ce plus le 3ème mais pas grave, on sait où il se trouve. C’est notre rendez-vous inmanquable et on papote avec plaisir. Mon amie Marie est une blogueuse fantastique et je vous recommande chaudement d’aller la lire (à l’heure ou j’écris elle a déjà publié son compte-rendu depuis longtemps, elle est trop forte).
Le cousin Marco est aux lights encore cette année mais il préfère nous snober d’emblée en postant une photo depuis les crash ^^ Tss tss tss.

Florence Road entame ce jeudi sur la Grande Scène. Elle a fait la première partie de Kings of Léon, pas mal 😃 Belle voix, qui fait penser à Sinéad O’Connor ; j’aime aussi la guitariste. Dommage de les voir de jour, c’est toujours un peu étrange pour du rock. J’apprécie encore mieux en regardant ma vidéo du jour.
On traverse tout le festival pour la petite sensation française Changeline qui oscille entre Gorillaz (pour l’accompagnement d’un personnage animé sur écran) et Kneecap, flow rap en anglais impeccable, hurlements métaleux, attitude punk rebelle lesbienne façon Sexy Sushi : indéfinissable et intense, donc.

J’aime beaucoup l’énergie même si ce n’est totalement pas ce que j’écoute. J’ai fort pensé à Arcane et aux sœurs Vi et Jinx, pour ceux qui ont la référence.
Sur le passage on a avait été bluffé par la voix magnifique de Jean Dawson sur l’ancienne cascade. Mais voilà, on n’a toujours pas le don d’ubiquité, et c’est probablement le fail du jour. Il faudra investiguer son cas.

Elle était annoncée, la pluie s’invite pour Parsa Sabet qui s’excuse d’avance si son set doit s’arrêter avant la fin. Il y a du Prince dans sa voix de crooner soul et il garde le sourire. C’est le karma, buddie 😎 On sort les parapluies car le k-way Radiohead n’est plus très étanche !

Quand la pluie s’arrête il nous remercie d’être là et ajoute en français : « Je vous aime ». Rock en Seine apprécie même s’il n’en gardera sans doute pas un souvenir impérissable : la voix et le garçon sont certes, jolis, mais l’ensemble est trop faible et mal mixé. Malgré ses grands cils, Parsa Sabet fait un peu chaton mouillé. On vous laisse juge :
On retrouve Emma du boulot pour un nouveau moment diluvien pendant Likke Li, entendue de loin sous l’abri du bar à vin.

Tant pis pour la pluie qui n’a pas fini de tomber, on se remet en route pour ne pas manquer le visiblement très attendu DJO. Je n’avais pas grande opinion du célébrissime acteur de Stranger Things, récemment primé pour son rôle dans le vidéo clip de Loser, le morceau de Tame Impala qui figure dans le dernier Spiderman.

Son arrivée à la Bono, attitude et lunettes noires, ne me l’a pas rendu plus désirable. Mais l’impression ne dure pas.

Au fil des morceaux, on doit bien avouer que DJO fait le job, tour à tour à la guitare (sèche ou électrique) au clavier ou simplement au chant, avec des morceaux pop rock pas tous égaux mais dont certains sont vraiment sympas. Joe Keery et ses musiciens tiennent incontestablement la scène, le tout est varié. Bref, on n’est pas mécontent du tout de ce concert où la bonne humeur fait loi. Cerise sur le gâteau : la pluie nous a presque immédiatement épargné !
C’est l’heure de Kompromat et nous abandonnons DJO avant le dernier titre. C’est le moment de croiser notre Youtubeur de concerts préféré, l’ami Jeff, qui fonce comme nous vers l’ancienne Cascade rebaptisée Boursobank.
<< La chaine YT de Jeff à voir absolument : https://youtube.com/@jefflivemusic?si=iVTRQ_9TM8boeznr >>

Impossible de manquer la Nantaise qui fut ma première interview (2007) et dont la voix, digne d’un ange, n’a d’égale que son côté punk dark. Celle qui est désormais plus connue sous le nom de Rebeka Warrior a mis fin à Mansfield.tya, mais excelle en électro française chantée en trois langues, aux côtés de l’ultra talentueux Vitalic. On n’a pas tous les jours des français qui chantent en allemand, mais pour un groupe dont la musique s’inspire largement de la techno berlinoise, quoi de plus « normal » (les guillemets s’imposent : rien ne peut être réellement normal avec Julia).
<< Relire les articles à propose de Mansfield.TYA sur le blog : https://isatagada.fr/tag/mansfieldtya/ >>
« I’ve nothing left but my soul ». Les paroles de I Let Myself Go Blind ont une résonance particulière pour tous ceux qui ont lu son livre Toutes Les Vies, sur la maladie puis le deuil de sa compagne Pauline. Julia m’a bouleversée depuis la première fois où je l’ai vue. C’est « pire », désormais.
Tout en elle est explosif, à la fois poignant et sauvage. Elle fait ce qu’elle veut avec sa voix sublime, qui lui fait le mauvais (?) tour de dévoiler son âme. Même lorsqu’elle hurle ou la trafique, rien ne peut faire oublier sa douceur et sa beauté.

Entre les lights et les fumées on ne voit pas grand chose (pensées pour mes photographes préférés Mathieu Foucher, Olivier Hoffschir et Christophe Crénel) – mais comme le dirait Saint-Exupéry : « l’essentiel est invisible pour les yeux ». La danse est un exutoire assez parfait, et sur scène c’est la joie d’être ensemble qui ne fait aucun doute, pour ce qui s’avère être là dernière date de leur tournée. Julia et Vitalic sont heureux et le montrent. Ils prennent et donnent du plaisir. Avec une Rebeka Warrior qui n’hésite pas à surfer sur le public. Merci 🫶
Le temps de repartir vers la Grande Scène et il est bien trop tard pour espérer approcher la tête d’affiche du jour, LORDE.

C’est donc du fond de la pelouse que nous verrons quelques titres de la star néo-zélandaise qui livre un show parfait, avant de repartir, un peu frustrés. Finalement le fail du jour était celui-ci 🫣
Un dernier tour dansant au son de l’électro de Lewis Ofman (vive la France !) et puis s’en va.
A demain, Rock en Seine !

Ma playlist vidéo du jeudi :
Les photos d’illustration ne sont que celles de mon téléphone, dérushage de mon appareil photo à venir plus tard !
Bravo tu as fait super vite aussi 🙂
Bon comme d’habitude on n’a pas vu vraiment la même chose mais merci pour toutes les infos que tu donnes 😉
Je suis dépitée par la météo 😦
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