
Impossible de vous bloguer toute la journée si je veux publier aujourd’hui. J’y reviendrai plus tard.
En ce samedi de l’édition de Rock en Seine 2026, je ne connaissais aucun groupe sauf un : TURNSTILE.
C’était LE concert que j’attendais, après la découverte de 2023 au même endroit (Merci Margo pour la reco). Cette fois-ci est différente car on a dévoré leur dernier album ; les concerts sont quand même bien plus sympas quand on connaît tous les titres.
L’idée est de renouveler l’exploit de la barrière, histoire de profiter tout en étant sûr de sauver sa peau. Malheureusement, le sacrifice d’Amyl & the snifers programmé juste avant sur la grande scène n’y suffira pas. En arrivant une heure avant, les trois ou quatre premiers rangs sont déjà bien occupés, ce qui ne me rassure pas trop pour la suite. « T’inquiète, je les ai déjà vus 5 fois et c’est surtout au centre que ça bouge beaucoup », me dit mon voisin de fosse. Mouais. Nous sommes sur le côté droit de la scène, face au guitariste. On se dit que ça devrait aller, même si je le sens moyen.
Peu avant le début, un mec totalement décomplexé arrive avec son fils d’environ huit ans pour passer devant tout le monde et l’installer à la barrière. Ses potes qui essaient d’en profiter aussi sont bloqués. Il ne faut rien exagérer quand même ! La caméra montrera plusieurs fois le blondinet et son père sur les grands écrans, tout sourire, aussi tranquilles qu’au théâtre de guignol.
Le contraste entre ces jolies images et ma réalité est digne de la 4ème dimension. Un tas de mecs visiblement venus pour en découdre (« C’est par là le mosh pit ? ») se sont infiltrés progressivement et dès le début du concert, c’est la guerre. La règle du respect qui s’impose normalement pour que tout le monde puisse s’amuser est piétinée d’emblée. Tant pis pour toi si tu as envie de danser et de sauter aussi, si tu ne fais pas un mètre quatre-vingt-dix et que tu n’es pas un gros costaud, tu es le maillon faible et bon courage pour ta survie. D’ailleurs, c’est le jeu et si tu n’es pas contente tu n’as qu’à partir, non ? Non. Alors jouons. Honnêtement, je ne suis pas la dernière pour les pogos (pardon Lenny) et sauter partout, mais là, c’est très différent. Les mecs sautent en poussant et t’écrasent en même temps. On résiste comme on peut pour limiter la pression vers la barrière. Le danger est réel. Au point que le groupe arrêtera la musique entre les morceaux voire éteindront les lumières pour calmer le jeu à de nombreuses reprises. C’était tellement hardcore que mes cheveux pressés entre les corps, comme tenus dans un étau, me tiraient la tête dans tous les sens. Tout ça en sautant. La violence du truc… Sous la pression, les sangles du petit sac à dos de Clarisse ont été arrachées. C’est un miracle d’avoir pu sauver nos lunettes. Bref, pas très inclusif tout ça…
Heureusement il y a TURNSTILE et la musique. Le groupe nous a pris de court en démarrant avec Birds, qui a secoué d’emblée après une intro toute douce (Françoise Hardy, vraiment ???).
Je vous poste ça pour que vous viviez l’événement à mon niveau, pas pour la qualité des vidéos. Imaginez que chaque fois que j’ai pu filmer, ça correspond aux moments où c’est possible, donc plus « calmes ». Ça vous donne une idée.
Parmi les potes de concert que j’ai depuis des années, Gaëlle a pris ça depuis bien plus loin. Allez donc voir sa vidéo : ça ne bougeait pas que dans les premiers rangs !
N’hésitez pas à aller voir sa chaîne YT : https://youtube.com/@lilangell_?si=8az3vx0OqMzjk30S
Plus tard, voici I Care qui est LE tube de ce super album, presque pop en studio et bien plus rock en live. Dans la fosse, ça chante les paroles que tout le monde connaît par cœur. Petite expérience immersive (j’ai les bras tendus, à hauteur de mes yeux je vois encore moins, seulement des corps et des épaules 😄) :
Il faudra attendre la fin du concert pour Never Enough, qui ouvrait la plupart des autres festivals cet été :
Nous repartons trempés et quant à moi moitié furieuse moitié bien contente quand même d’avoir vécu ça. Je suis restée jusqu’au bout et à la fin du concert j’ai un peu envie d’en découdre, moi aussi 😅
Parce que bon, il ne faut pas trop me chercher quand même ^^
Allez, on se prépare pour la dernière journée avec THE CURE (et mon berger berger Bertrand Belin).
A tout de suite les jeunes 🤘
(Je suis peut-être un peu vieille pour ces conneries 😂)