Malik Djoudi @ Paul B | 15.03.2025

On n’en parle jamais assez, de nos français d’exception.

Sous un vrai faux nuage, Malik Djoudi, fait partie de ceux dont le rayonnement devrait éclipser toutes les grisailles du monde et faire briller notre hexagone dans l’univers entier.

A le voir, à l’écouter, impossible de pas exploser de fierté alors qu’il égrène sa poésie en chansons. S’il y avait Françoise Hardy pour parler au nom de tous les amoureux sans espoir, il y a désormais Malik Djoudi pour ceux qui s’accrochent encore alors que tout est fini.

« Dis
Désormais, sommes-nous sous garantie?
Malgré nos multiples tentatives
Souviens nous, ivres
De nous-même
Jusqu’ à perdre la raison
S’éloigner c’est peut-être excessif
Souviens-nous, ensemble »

Au-delà des mots, il y a la musique et les mélodies. Encore une variation géniale de notre french touch, qu’on sait décliner de Daft Punk à Sébastien Tellier en passant par Octave Noire pour glisser vers une électro-pop chaloupée d’une sensibilité (voire d’une sensualité) rare. Avec des liens de sang avec les musiques d’Olivier Marguerit ou Adrien Soleiman (producteur de l’album).

Sur scène, ses musiciens sont remarquables. La rythmique, basse, batterie, se répondent à merveille et font danser les corps. Je reconnais Gérard Black, découvert avec Frànçois & the Atlas Mountains. Lui me subjugue carrément, au point que je n’avais pas été plus surprise que ça de le voir accompagner Charlotte Gainsbourg sur la scène de Rock en Seine.

Quelle belle soirée encore, à Paul B. Tout le concert est fantastique. Du pur bonheur. La voix de Malik Djoudi, presque féminine, éminemment singulière, est sans défaut. La salle se laisse emporter.

Nous sommes « Vivants ».



La musique rend heureux !

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